L’État devrait financer trois types de recherches dans les universités (types 1, 2 et 3), les cégeps (types 2 et 3 principalement) et les centres de recherche (types 2 et 3 principalement).
1) La recherche fondamentale (sans applications directes évidentes) dans l’ensemble des domaines de recherche actifs (ou nouveaux) au Québec (la répartition des subventions devrait être déterminée par concours à l’interne – principalement par des scientifiques des domaines respectifs – par les Fonds de recherche du Québec (http://www.frsq.gouv.qc.ca/ http://www.fqrsc.gouv.qc.ca/ http://www.fqrnt.gouv.qc.ca/). Les conseils administratifs des Fonds devraient cependant inclure une personne du public qui ait un rôle de vérification (de chien de garde), un peu à la manière des public appointements au Royaume-Uni (http://www.direct.gov.uk/en/Governmentcitizensandrights/UKgovernment/UKpublicappointments/DG_067071) et être tenus de rendre facilement accessible les informations relatives à l’attribution des fonds.
2) La recherche appliquée pour le bien commun : les recherches appliquées (en sciences sociales et humaines, en arts, en sciences nature, etc.) effectuées avec le milieu en réponse aux besoins que celui-ci identifie. Certains domaines d’études touchant l’ensemble du Québec (ex. études sur les changements climatiques, sur l’exploitation des gaz de schistes, sur la conservation des écosystèmes, sur le traitement des maladies mentales) pourraient être choisis à l’aide d’exercices de participation citoyenne (consultations citoyennes, référendum, conférences de consensus, ou autres) ou, au minimum, être présentés dans les programmes des partis politiques et débattus lors des élections. La plupart des études de ce type seront toutefois de moindre envergure et pourront être négociées entre le milieu et les chercheurs par l’entremise d’un service centralisé de boutiques de science (voir, par exemple, http://accessavoirs.net/index.php?title= http://www.usherbrooke.ca/paeic/ http://www.sac.uqam.ca/accueil.aspx).
3) La recherche à des fins commerciales : ce type de recherche sera soutenue seulement lorsqu’il sert les petites et moyennes entreprises québécoises. Les grandes entreprises, qui ont les moyens de se payer leur recherche et développement, seront exclues de ce financement. Les projets devraient faire l’objet de concours et être évalués au sein des Fonds par des comités incluant des scientifiques, des membres du public et des représentants du monde économique.
La proportion des budgets allouée à chacun des trois types de recherche reste à évaluer.
Les concours devraient également être ouverts aux chercheurs et chercheuses indépendants qui travaillent hors des circuits habituels (voir, par exemple, le Tiers lieu : http://wikidemocratie.com/wiki/Tiers-lieu et ATD Quart Monde : http://www.atdquartmonde.ca/). Les formulaires de demande de subvention devront être révisés en conséquence.
Enfin, un quatrième secteur devrait également être financé, soit le transfert des connaissances. Celui-ci devrait toutefois être revu de fond en comble, afin de ne plus simplement être articulé autour de l’idée de la commercialisation des fruits de la recherche. L’éducation citoyenne, l’accès aux études, l’emploi des connaissances dans les ministères et municipalités devraient, par exemple, être priorisés tout autant.

Commentaires
Le CNRS français veut justement aider les PME en leur cédant ses
Au lieu de chercher à vendre les brevets de ses chercheurs aux industries les plus offrantes, ce que cherchent à faire la plupart des bureaux de valorisation de la recherche, le Centre national de la recherche scientifique a décidé de les donner aux PME françaises qui s'y intéressent : " C’est un programme gagnant-gagnant, assure Pierre Gohar. Les PME/PMI acquerront des brevets facilement et surtout rapidement tandis que le CNRS s’ouvrira les portes d’un monde économique auquel il a encore peu accès ". Un choix non mercantile qui semble aussi correct sur le plan de la responsabilité sociale des institutions scientifiques.Lire la nouvelle du CNRS: Le CNRS facilite l'accès à ses brevets
Mots clés: