Voici les 9 catégories d’analyse qui ont été retenues par le comité et qui pourraient, si leur pertinence se confirme lors de la moisson d’idées, définir les 9 groupes de travail et 9 chapitres de l’énoncé de politique La science que nous voulons. Les commentaires sont les bienvenus.
- La science, le bien commun et les enjeux éthiques
Thèmes: Imaginons une science guidée par le souci du bien commun, une science qui explore de nouvelles avenues, mais avec le souci constant de ses effets sur la société, sur l'environnement, sur les droits des personnes - des chercheurs et des universités socialement responsables, qui, tout en cherchant à créer de nouvelles connaissances, sont à l'écoute des valeurs et des préoccupations des citoyens - une science appliquée aux enjeux du bien commun et pas seulement aux intérêts économiques - des chercheurs conscients des enjeux éthiques liés à leur travail et qui acceptent d'en débattre dans l'espace public, etc.
- L'ampleur et les limites des pouvoirs et responsabilités de l'État face à la recherche scientifique
Thèmes : la mission, la vision et les valeurs de la politique scientifique, la procédure d'élaboration de la politique, le choix des conseillers, les forces et les faiblesses de la politique et des plans d'actions actuels (SQRI), les rapports entre l'État et les universités qui emploient des chercheurs, le financement des universités, etc.
- Le financement de la recherche
Thèmes : la part du budget national accordée à la recherche, le mode d'attribution des ressources financières aux projets de recherche (concours au mérite ou...), les critères utilisés dans l'attribution de financement, l'équilibre entre les domaines et les missions, etc.
- La gouvernance et la prise de décision au sujet de la science publique au Québec
Thèmes : le nouveau Fonds de recherche du Québec, le rôle du scientifique en chef, l'organisation du ministère responsable de la science, la transparence et l'accès aux données sur la science publique,le choix des priorités scientifiques (comment, pourquoi, lesquelles, selon quels critères), l'évaluation des priorités actuelles et du processus de leur choix, la place du lobbyisme, etc.
- L'organisation de la recherche publique au Québec
Thèmes : les programmes stratégiques ou libres de subventions et de bourses, le soutien aux revues et à l'édition scientifique, l'interdisciplinarité ou les relations entre les disciplines, les projets intersectoriels, la formation en éthique des sciences, les regroupements de chercheurs, le rôles respectif des universités, des centres de recherches, de la recherche au sein des ministères, l'accès aux infrastructures, les critères d'évaluation des universités de recherche, etc.
- La régulation des métiers de la recherche scientifique
Thèmes : les conditions de travail, droits et responsabilités des professeurs-chercheurs et étudiants-chercheurs, des professionnels, assistants et techniciens de recherche, des gestionnaires, des conseillers, des éditeurs, des chercheurs postdoctoraux, etc., le syndicalisme, les droits des individus et des organisations au regard de la propriété intellectuelle, l’engagement social, l’intégrité en recherche, la formation de la relève, l'emploi, la place des femmes, la langue de travail et de publication, etc.
- Les rapports entre science et industrie
Thèmes : les PPP (partenariats public-privé), l'innovation technologique, la valorisation de la recherche, la propriété intellectuelle et les brevets, les conflits d'intérêts, les crédits d'impôts et autres incitatifs fiscaux, l'employabilité et les conditions de travail des chercheurs, etc.
- L'implication du public
Thèmes : les débats publics sur les grands projets scientifiques, les processus de consultation des citoyens, la communication scientifique, la culture scientifique, les jeunes et la science, l'éthique des sciences, la mobilisation des connaissances, etc.
- La science et Internet
Thèmes: la régulation de la science en ligne, la reconnaissance des blogues scientifiques, l'appui à la science 2.0. Comment encourager de nouvelles méthodes? Internet peut-il rendre la science plus écoresponsable? plus participative? plus dialogique? Que devient la propriété intellectuelle dans un travail collaboratif à distance?
